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Insécurité

Disparition de Legagneur : la police poursuit son enquête

14 jours depuis la disparition du journaliste Vladjimir Legagneur. Les possibilités de le retrouver en vie s’amenuisent considérablement, selon le porte-parole de la Police nationale, Frantz Lerebours, qui évoque une issue fatale pour le journaliste. Toutefois, a-t-il ajouté, l’enquête sur la disparition du photojournaliste avance et la police continue avec les recherches pour retrouver Vladjimir Legagneur vivant ou son corps.

« Dans l’enquête, nous avons un indice très défavorable, le fait qu’il n’y a pas eu de demande de rançon pour le journaliste », a expliqué au Nouvelliste le porte-parole de la Police nationale, joint par téléphone lundi soir. Selon Frantz Lerebours, l’hypothèse privilégiée au départ c’était l’enlèvement du journaliste. Mais puisqu’il n’y a pas eu de demande de rançon, cette possibilité a été écartée, a-t-il dit.

« Nous devons nous attendre à une issue fatale. Cependant, tant qu’on n’aura pas retrouvé le corps du journaliste, on ne pourra pas le déclarer mort. Cela reste une disparition », a soutenu le commissaire divisionnaire, confiant au journal que la police attend une dernière confirmation pour se positionner clairement sur la situation du journaliste disparu le 14 mars dernier à Grand-Ravine alors qu’il était en reportage.

Interrogé sur des informations laissant croire que le journaliste aurait été tué, Frantz Lerebours souligne que quand il parle d’issue fatale, il va pratiquement dans le même sens que ces informations. « Nos services de renseignement vont pratiquement dans cette même direction », a-t-il affirmé.

En revanche, Frantz Lerebours annonce que la police continue les recherches pour retrouver Vladjimir Legagneur, qu’il soit vivant ou mort.

Pour la première réaction du gouvernement 13 jours après, c’est le ministère de la Communication qui, dans un communiqué, a exprimé sa solidarité envers la famille de Vladjimir Legagneur et la corporation des journalistes et informé que les autorités policières et judiciaires étaient à pied d’œuvre pour des enquêtes approfondies en vue d’établir les faits et ainsi permettre de faire la lumière sur le dossier. « Le ministère de la Communication renouvelle l’engagement du gouvernement de favoriser la liberté d’information et la liberté de la presse en vue d’instaurer un État de droit », a rassuré le pouvoir.

Toujours en termes de réactions, l’Association des journalistes haïtiens (AJH) a dit apprendre avec beaucoup d’inquiétudes la nouvelle de la disparition du photojournaliste Vladjimir Legagneur. Elle dénonce le fait qu’en dépit d’une plainte déposée par son épouse, Fleurette Guerrier Legagneur, à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), on demeure sans nouvelles du journaliste.

L’Association des journalistes haïtiens presse la Police nationale d’Haïti (PNH), dans sa mission de « protéger et servir », à multiplier ses actions en vue de permettre à Vladjimir Legagneur de regagner sa maison. « Deux semaines loin de sa famille, c’est déjà trop! »

L’ANMH s’inquiète du silence des autorités sur la disparition de Vladjimir Legagneur

 

Dans un communiqué, l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) a exprimé ses inquiétudes face au silence des autorités policières et judiciaires suite à la disparition « inquiétante du photo reporter Vladjimir Legagneur, depuis le 14 mars 2018. Vladjimir Legagneur était parti en reportage à Grand-Ravine, dans le quartier de Martissant. Depuis lors, selon le dire de sa femme, on est sans nouvelle de lui. »

L’ANMH s’adresse particulièrement au directeur général de la Police nationale d’Haïti et au commissaire du gouvernement de la juridiction de Port-au-Prince et leur demande de tout mettre en œuvre pour retrouver Vladjimir Legagneur et pour rassurer sa famille, ses proches et ses collègues.

L’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) étend son appel au public en général et aux riverains de Grand-Ravine en particulier pour aider à faire la lumière sur le sort de Vladjimir Legagneur. L’ANMH croit qu’il serait fâcheux qu’en plein XXIe siècle, « notre société revienne aux disparitions de personnes et aux traumatismes renvoyant aux périodes les plus sombres de notre histoire. »

Dans ce communiqué qui porte la signature du président de l’ANMH, Frantz Duval, l’Association appelle toutes les autorités à garantir la libre circulation des personnes, pour la pleine jouissance des droits et libertés sur tout le territoire national.

L’AMIH extrêmement préoccupée par la disparition de Vladjimir Legagneur

L’association des médias indépendants d’Haïti (AMIH) est extrêmement préoccupée par l’absence d’informations sur le cas du journaliste/photographe Vladjimir Legagneur, porté disparu, selon sa famille, depuis le 14 mars 2018.

L’AMIH est d’autant plus inquiète qu’elle ne sent pas la grande mobilisation du côté des autorités placées pour faire la lumière sur le cas du journaliste, qui serait parti en reportage dans le quartier meurtri de Grand-Ravine, alors que son épouse a déposé depuis, une plainte à la Direction centrale de la police judiciaire.

« La liberté dont jouissent aujourd’hui la presse et les journalistes en général dans l’exercice de leur profession n’est pas un cadeau, mais le résultat du travail acharné de leurs aînés dont certains l’ont payée de leur sang », a rappelé le président de l’AMIH, Georges Venel Remarais, soulignant qu’ « en cette période économiquement alarmante pour la population et pour la presse en particulier, un éventuel retour à des pratiques rétrogrades pourrait être catastrophique. »

L’Association des médias indépendants d’Haïti invite les journalistes à rester soudés et solidaires dans cette nouvelle épreuve. Mais l’AMIH croit que c’est aux autorités gouvernementales et policières qu’il revient de dire ce qui s’est exactement passé dans le cas de Vladjimir Legagneur et de le ramener à la maison où sa famille l’attend.

De son côté, l’Office de la protection du citoyen (OPC) a dit apprendre avec consternation la nouvelle de la disparition du journaliste Vladjimir Legagneur depuis le 14 mars 2018. Tout en exprimant sa vive préoccupation, l’Office de la protection du citoyen (OPC), dans un communiqué, a dit prendre acte que les autorités policières et judiciaires, dont la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), « auraient été saisies de l’affaire en date du 16 mars 2018 et qu’une enquête serait en cours” dans le cadre de ce dossier. »

Dans ce communiqué publié le 24 mars, qui porte la signature du protecteur du citoyen, Me Renan Hédouville, l’OPC recommande aux autorités policières et judiciaires d’intensifier leurs efforts avec professionnalisme et sens de responsabilité pour retrouver, dans les plus brefs délais, le journaliste photographe Vladjimir LEGAGNEUR et d’adopter des mesures et dispositions efficaces en vue de garantir la sécurité des vies et des biens de tous les citoyens et de toutes les citoyennes du pays sans distinction aucune.

L’OPC a rappelé le non-aboutissement des enquêtes visant à établir la vérité sur les dossiers de disparition d’autres personnalités. L’Office a cité à titre d’exemples : Charlot Jacquelin, jeune militant et ancien professeur à Cité Soleil disparu le 19 septembre 1986 ; Felix Lamy, animateur vedette et copropriétaire de radio Galaxie disparu en date du 10 décembre 1991 ; Lovisnky Pierre-Antoine, ex-dirigeant de la Fondation 30 septembre, le 12 août 2007 et Joseph François Robert Marcello, ancien coordonnateur de la Commission Nationale de Passation de Marchés Publics, le 12 janvier 2009.

Source : Le Nouvelliste

Photo: Lesly Dorcin

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